30/09/2004Détecteur à hétéroJ'ai trouvé un super détecteur à hétéro, je suis trop content !
Je l'ai testé sur un des pédés du huitieme étage :
et ben malgré ses airs précieux et sa voix tendancieuse et ben il est hétéro.
Comment je le sais ?
Et ben grâce à mon détecteur dernière génration à hétéro;
Oki je vous dis : je sorts de la cantine avec ma consultante très mignone, je tente un eye contact avec le beau brun et il la regarde elle des pieds à la tête.
Total : il est hétéro
Trop fort le truc, il faut que j'essaie sur le stagiaire des biens de conso ! Photos de minetsS'il vous plait arrêtez de nous montrer sur quoi vous vous branlez.
Merci Negociation muscléeAprés d'âpres négociations, les Gensdoux ont fini par céder.
Ouf ça m'a évité de passer pour un con devant toute ma boîte...et de perdre mon job au passage ParanoiaQui est plus paranoiaque que le financier ?
réponse :
Le juriste 29/09/2004N'importe quoiAu lieu d'écrire de beaux articles sur mon blog je suis obligé d'écrire des conneries comme ça :
"L’implication comptable :
- Refonte de la comptabilité pour répondre au nouveau fonctionnement métier
- Redéfinition des validations financières
- Redéfinition des contrôles financiers
- Définition des outils de suivi pour la comptabilité
Les points à traiter :
- Définition du plan comptable cible
- Définition des schémas comptables cibles
- Définition des outils de contrôle de facturation et de marge
- Définition des outils de contrôle des stocks
- Définition des liens distribution / finance
- Définition des procédures d’autorisation financière"
Le pire c'est que même d'un point de vue professionnel c'est nul On vieillitEn quelques années mine de rien, je suis passé des Powerrangers aux powerpoints.
Ben c'était mieux avant...c'était surtout moins fatigant MalapprisAujourd'hui un rustre m'a demandé ma date de naissance.
Il faut vraiment n'avoir aucun savoir vivre pour demander son âge à une jeune fille ! Hein ?Aujourd'hui j'ai méchament la tête dans le cul, alors chatez pas trop vite sinon je vais pas suivre 28/09/2004FaineantiseAutant que ça soit dit :
Je ne chat qu'au bureau
Je suis un faineant de premiere et je m'efforce au maximum de ne rien faire
Pourtant parfois par des ruses sordides, mon patron arrive à me faire bosser.
Donc ne le prenez pas mal si je vous raccroche au nez RelookingJeudi soir relooking avec mon conseiller personnel en homoattitude.
J'ai peur ! 27/09/2004Bilan de la journéeUne réunion
Du chat, du chat, du chat
Le jour où ils vont sortir des statistiques de connexion dans ma boite, il vont avoir des surprises ! Quand le chat n'est pas làOui mais le chat est la et vraiment du coup je ne fous rien au bureau...faudrait que je m'y mette DéchéanceJ'ai pas fait de machine dernierement, total :
je porte une vieille chemise toute moche
je porte des chaussettes trouées
je porte un calleçon tout moche
Encore heureux ca reste des vêtements propres lol HétéroattidudeNotice d’avertissement :
Je fais hétéro, je peux difficilement le nier ou comme dirait Ricroël « tu fais plus hétéro qu’hétéro ». Avant mon coming out mes amis n’avaient rien compris, je me fais souvent draguer par les nanas, jamais par des mecs et je traîne mon image de jeune bourge de l’ouest parisien comme un boulet.
Attention toutefois, les apparences peuvent tromper. Sous mes airs et mon style de vie bien comme il faut de gendre idéale (oui je plais énormément aux mamans des jeunes filles) peut parfois émerger mon excentricité cachée. Mais elle ne se manifeste que quand la bête (moi) est en confiance. Je ne dévoile certains traits de mon caractère qu’aux proches.
24/09/2004RemarqueTiens on dirait que j'ai repris mon style AFP
Promis ce week end j'essaie d'écrire un post de plus de 8 mots
En parlant de week end, il me paraitrait de bon ton de partir du bureau. Et puis nonNon ceci n'a pas de rapport avec le post précédent
Mais non quand même.
Je me comprends...je teste juste une équation entre amour propre et tentation. Je me motive, je me motiveCe soir je vais aller en boîte sans potes...Je ne l'ai jamais fait, on verra bien.
Qui veut venir avec moi à Mort_aux_jeunes ? Ricroël et l'exactitudeMoi : tu vas à la soirée ?
Lui : oui on y va
Moi : à quelle heure ?
Lui : 21h30
Moi : Mais ca commence à 23h30
Lui : en fait je vais à une soirée quelque part je sais pas chez qui mais aprés je pense pas qu'on aille ne boite
Moi : ... 23/09/2004Et alors ?Oui j'aime les livres d'Amélie Nothomb, et alors ? Petite annonceQui veut aller à mort_aux_jeunes avec moi demain soir ? Dans la catégorie l'herbe est plus verte à côtéOh y a plein de garçons mimis qui ont l'air pédés dans la boite du 8eme étage ! Dans la categorie stagiaireje voudrais le stagiaire du département biens de consommation
Qu'est ce qu'il est choupinou ! AnniversaireJ'ai manqué le premier anniversaire de mon blog qui était le 18 septembre.
Je suis un père indigne. A la blonde"T'as qu'à claquer la porte quand tu parts, moi je vais au boulot" 22/09/2004IntimitéCe soir je vais ramener chez moi une très jolie fille blonde 21/09/2004Internet et productivitéQui a dit qu'internet réduisait le temps de travail des employés ?
Parce que moi je reste plus tard au bureau pour pouvoir chater avec les chateurs du soir.
Oki je ferais mieux de me décider à mettre internet à la maison; Du jardinMoi j’aime les jardins à la française. Ce n’est pas du nationalisme, c’est peut-être une déformation culturelle, en tout cas c’est un goût. Je les ai toujours préférés aux jardins à l’anglaise.
J’aime leur géométrie savante, j’aime les larges perspectives, j’aime la sérénité qu’ils me procurent. J’aime encore plus les surprises qu’ils abritent.
Dans ces jardins je retrouve la science et la poésie, l’exactitude et l’imaginaire, la perspective et l’inattendu. Ces mariages contre-nature je les aime, je les aime dans les jardins, je les aime dans la vie.
Les larges allées bien tracées, l’assemblage savant des parterres et des plans d’eau, la nature domestiquée, tout me plait, me rassure. J’aime sentir l’expression sublimée de l’esprit plier le naturel indomptable. Arriver à la perfection, c’est sans cesse se battre contre les éléments, les forces qui n’aiment pas l’ordre.
Les fleurs qui flamboient, les fontaines qui jouent des formes et des bruits, les statues qui jouent à cache à cache au gré des perspectives, tout m’émeut, tout excite mes sens. J’aime sentir la nature qui se joue du jardinier, j’aime les fontaines flirtant avec le vent, les bassins se déguisant en ciel et mon regard qui embrasse des perspectives cachées. La poésie naît souvent de la contrainte des mots.
J’aime pouvoir dire que je me sens bien avec toi et que j’aimerais partager plus que des moments. J’aime pouvoir imaginer un avenir à construire à deux, forger des perspectives dans les aléas des sentiments.
J’aime quand la passion explose de la routine, quand tu me surprends et que nos corps s’adonnent au plaisir. J’aime pouvoir imaginer que demain je découvrirai encore des trésors en toi.
J’aime les jardins à la française.
J’aimerais tant aimer avec un telle beauté.
20/09/2004Réunionite aiguëAujourd’hui j’ai été en réunion de 9h à 19h15 (hors 1h de pause déjeuner).
Ce n’est pas tout, 5h de réunion ont eu pour l’objet la négociation des clauses juridiques de contrats de prestations et licences informatique.
J’ai mal au crâne, très mal au crâne ! Du scandale« Le scandale, c’est la publicité du pauvre. » Ce pourrait être une notion de base de marketing. Les publicitaires sont tous d’accord, le scandale permet d’acquérir une notoriété très vite et avec peu de moyens. Pourquoi ? Parce qu’il est plaisant de parler d’un scandale, le sujet du scandale se véhicule par lui-même et n’a donc pas besoin d’effort particulier pour atteindre le plus grand nombre. En plus il a l’avantage de marquer les esprits.
Publicité, d’accord, mais pourquoi du pauvre ? Les riches pourraient aussi faire la même chose, pourquoi payer alors qu’un outil efficace et pas cher est à disposition ?
Et bien, naturellement pour choquer, il faut accepter de donner une image qui prête au scandale. Et cette image devient souvent assez peu reluisante. La notoriété c’est bien mais pouvoir en profiter, c’est mieux. Et là c’est beaucoup plus difficile : Mon image scandaleuse correspond elle vraiment à mon produit ? Autre caractéristique du scandale, c’est l’effet choc, très fort sur le coup, avec pour seul effet résiduel les dégâts, là qui peuvent être très longs à réparer. Longtemps le scandale vous enserre dans son étau et votre image lui est associée.
Cet outil est trop risqué pour le riche qui la plupart du temps se contentera de procédés plus classiques.
Le cours de publicité s’arrête là, il est sûrement très discutable, ce n’est pas mon métier. Le sujet central sur lequel je voulais venir est à mettre en parallèle avec cette petite analyse.
J’ai remarqué sur GA quelques blogs qui se sont fait une spécialité de la provocation et du scandale. Je les lis, je m’en amuse même, j’ai plaisir à goûter au souffre qu’ils distillent. Je remarque d’ailleurs que je ne suis pas seul à fréquenter l’enfer du site. Il va sans dire que certains auteurs se sont construit une audience rapidement par ce biais, je ne les en blâme pas, d’autant que je lis le récit de leurs frasques.
Il y a pourtant quelque chose qui me gêne dans ces blogs, et j’ai l’impression que ma gêne provient de l’auteur lui-même. Je le sens prisonnier de son image scandaleuse, obligé d’apporter à son lecteur sa dose d’insolence. Parfois je crois entrapercevoir une vraie personne obligée de jouer un rôle pour plaire, ou même déplaire tant qu’on la remarque, je crois ressentir une souffrance. Cette souffrance, c’est celle du vrai qu’on étouffe, du moi qui s’étouffe.
Ces journaux sont plaisants, mais lassants. Ils apportent un plaisir trop vil, trop rapide, trop facile. Je n’en retire rien de plus qu’une mesquine jouissance devant les monstres de foire. Pourtant derrière le monstre se cache parfois un personne belle et sensible.
« Le scandale est la publicité du pauvre. » Peut être certains sont ils assez riches pour pouvoir se passer du scandale.
Commentaire direct :
J’attends évidemment que ce pavé lancé dans la marre m’apporte rapidement une audience née du scandale.
17/09/2004Considérations diversesMoi j'aime pas qu'on m'aime pas Drâme !Discution avec le beau consultant :
- Oui dimanche je vais aller courrir, j'hésite à m'inscrire aux vingt kilomètres de Paris
- Ah cool je vais le faire aussi
(mon dieu je vais lui proposer d'aller courrir ensembles)
- hier soir pour m'entrainer je suis allé courrir avec ma copine
Pourquoi ça se finit toujours comme ça ?
Lui j'étais pourtant persuadé qu'il me branchait...pfff SccopMonsieur Nepomucène ne s'appelle ni Benoit ni Benjamin ! Droit de cuissageMon beau consultant est revenu...juste pour un remplacement de sa collègue.
Il est toujours aussi trognon.
J'arrive pas à me concentrer quand il est à côté de moi, il faut que je me concentre pour ne pas lui sauter dessus.
Je ne sais même pas s'il est homo...
D'où : le droit de cuissage est il autorisé sur les consultants ?
Moi je pense qu'à 1000 Eur la journée... 16/09/2004repertoireAujourd'hui j'ai ajouté un numéro de téléphone dans mon répertoire.
J'en ai effacé un aussi...cette personne est morte récemment.
C'est la vie. Grave erreur (3)Destin tu ne t’es pourtant pas laissé faire et tu as décider de te battre. Tu t’es donc démené pour me prouver ton existence. Il est vrai que tu ne manquais pas d’armes, tu es partout, immiscé comme un cancer aux fond des consciences. Tu ronges les esprits et tu ne manques jamais une occasion de te jeter sur les corps sains qui passent à ta portée. Ne pas croire au destin, c’est te faire insulte, c’est t’obliger à te démasquer. Pour cela tes esclaves inconscients seront ta voix et le versatile hasard l’alibi de tes crimes.
Ma rencontre avec Erwin portait toutes les traces du destin. Cette rencontre était totalement aberrante d’un point de vue logique. J’ai rencontré Erwin à un endroit et un moment où il ne devait pas être, parmi des milliers de gens. Il correspondait aussi en tout point à la description de ce que j’attendais chez un garçon. Toutes les circonstances rendaient une relation improbable, pourtant elle est née. Evidemment tu n’a pas manqué de tout de suite acclamer par une voix manipulée ton existence, et j’avoue, j’ai failli céder aux sirènes de la prédestination. Que le concept est attirant quand on est amoureux ! Le destin nous a fait nous rencontrer, c’est magnifique, notre union est benie.
Mais non c’était trop tard destin, tu ne pouvais plus me berner, j’avais ouvert les yeux. Cette relation était neuve, à construire, elle n’était bénie que par nos âmes. J’ai vécu cette relation avec mon cœur et ma raison, sans jamais me référer à ton folklore. Cette relation je l’ai vécue, intensément, librement.
J’ai été libre d’y mettre fin au moment que j’ai choisi et le hasard n’est pas intervenu dans ce choix. Ce choix était parfaitement en accord avec moi-même et m’a rendu plus fort.
Aujourd’hui je suis autan que je peux dans ma vie cette logique de choix. Je ne crois pas à la personne qui nous est destinée, je crois que nous pouvons choisir une personne qui nous plait et décider de partager sa route. Je n’attends pas que le prince charmant tombe du ciel, je cherche un homme que je choisirai et qui me choisira.
Quand à la méthode, c’est une autre histoire.
Quezako ?Ne vous êtes jamais vous dit à la fin d’une conversation que si une personne extérieure lambda vous avait écouté elle vous aurait pris pour des martiens.
Ceci m’arrive souvent, et pas seulement quand je discute avec Ricroël.
Ce soir le sujet de conversation avec MAP était donc : l’importance de la maîtrise du cut-off financier dans l’appréciation des performances opérationnelles. J’ai souvent ce type de conversation…Vous pensez que c’est pour ça que je ne trouve pas de petit copain ?
15/09/2004Grave erreur (2)Trois ans ont passé, la fin de la vie étudiante m’a séparé de Sébastien. Les adieux furent ratés. Je les avaient préparés, longuement. J’avais décidé de jouer le tout pour le tout et de lui dire enfin à quel point je l’aimais. J’étais enfin prêt à tout perdre, à mettre fin par la même à mon calvaire. Il devait m’accompagner en voiture à l’aéroport. Il a eu un empêchement, j’ai pris un taxi, occasion ratée. Je ne lui ai jamais dit ce qu’il avait représenté pour moi. Je l’ai eu quelques fois au téléphone, je ne l’ai revu qu’une fois, il vit à Londres maintenant je crois. J’ai coupé les ponts, totalement sans jamais l’oublier vraiment.
Pourtant je n’étais pas guéri. A commencé alors la désintoxication. Il fallait combattre ce manque et par autre chose que sa présence. Ce fut dur, atrocement dur, presque insurmontable. Tout me rappelait à lui, tout n’était rien sans lui. Il me fallait retrouver le goût des choses, le goût de la vie. J’ai alors presque effacé de ma vie ces trois années. Il fallait tout chasser de ce qui me liait à lui. J’ai pratiquement cessé de voir toutes les personnes que j’ai connues à l’époque et heureusement, j’avais déménagé. J’ai avancé alors, porté par les événements, progressant petit à petit, me reconstruisant peu à peu. J’ai progressivement remplacé la peine par le confort de l’absence de vie sentimentale. J’étais fragile, épidermique, je me raccrochais à ce que je pouvais, mes amis, ma famille, ma petite nièce qui venait de naître.
Le temps passait, passait, Sébastien restait toujours là, comme une présence indélébile, mais enfin je pouvais commencer à lui résister parfois, à l’oublier le temps de bribes de vie, de vraie vie. Un jour enfin tout c’est accéléré. Au téléphone avec un copain d’école, resté en contact avec Sébastien j’ai ouvert les yeux. Il m’a dit que Sébastien sortais depuis peu avec une fille que je connaissais et en était amoureux. Lui, Sébastien, amoureux, est-ce possible ? Et d’elle en plus ? J’aurais pu être jaloux. Non, au contraire, j’ai ri. Comment pouvait il tomber amoureux d’une fille aussi vide et grossière ? J’avais toujours détesté cette fille qui était en prépa avec moi, bien avant que je le connaisse, et qui n’était pas à Lille avec nous. Et là, j’ai enfin compris la vraie nature de Sébastien et j’ai ri, j’ai ri et j’ai eu honte. J’ai eu honte d’avoir été bête à ce point, si longtemps, bête d’avoir imaginé si complexe ce garçon qui n’était que léger. Le papillon Sébastien s’était pris dans la toile de la mégère. Moi enfin je voyais derrière les couleurs éclatantes que cette belle danse complexe n’était due qu’au mouvement de l’air dans lequel il voletait. Enfin l’image insolente était brisée, le charme n’avait plus d’effet.
En brisant l’idole de mon existence j’ai retrouvé ma liberté. Enfin je pouvais commencer à prendre ma vie en main. Destin je t’attendais de pied ferme, tu pouvais bien te montrer, tu n’existais plus pour moi.
14/09/2004BlacklistOn voit comment qu'on a été blacklisté ? trop de choses à la foisEn ce moment, au bureau, je fais trop de choses à la fois :
je bosse sur mon projet soit :
assister aux ateliers
coordonner l'équipe
négocier les contrats
gérer la communication
gérer l'intendance
assurer le suivi
et plus
je suis accroc à GA soit :
chater
bloguer
si ca continue je risque d'avoir de malheureux mélanges du type :
planifier diabolito sur un atelier gestion de la facturation
faire un suivi de ma hotlist à mon boss
coller mes powerpoints sur mon blog... Grave erreur (1)Tomber amoureux au hasard, comme ça tout d’un coup, c’est tellement romantique. C’est bon, c’est fort, ça fait battre le cœur si violemment. Quel délice pour les sens, quel délice pour l’esprit ! Le coup de foudre, ce n’est pas qu’un penchant naturel, c’est aussi un acquis culturel. Combien de fois dans notre vie avons nous croisé des hymnes à ce moment magique ? Le cinéma, la littérature, tout encense ce moment exceptionnel, si rare, si violent, si incompréhensible. Forcément quand au détour d’un chemin on croise le coup de foudre, on pense au destin, on croit voir la marque de dieu et moi j’ai cru voir la marque de dieu.
Je ne crois plus en dieu, pourtant j’ai été très croyant. J’ai cru au destin, je ris devant un horoscope. La vie m’a appris à ne plus voir de signe là où ne réside que le hasard. Certains croient aux étoiles, aux lignes de la main et autres signes du destin ou de dieu, moi je croyais au coup de foudre. Je n’y crois plus.
J’ai vécu ce moment sublime, deux fois. Deux fois mon cœur a joué la chamade, deux fois le destin semblait tout tracé, deux fois j’ai vu des augures dans les nœuds des coïncidences. Qu’il est rassurant et doux de se dire que le destin vous apporte le bonheur sur un plateau si on est capable de se montrer à la hauteur du défi. J’ai joué ma chance, de tout mon cœur et je n’ai découvert qu’avec amertume la folie de cette idée.
La première fois, ah la première fois ! Je viens de boucler mon inscription à Lille, mon père me tend un papier, un nom est inscrit dessus : Sébastien. Sébastien est le fils d’un ami de mon oncle, il ira dans la même école que moi. Je me dis « comme si j’allais voir à la rentrée ce gars que je ne connais tout simplement parce que son père connaît mon oncle ! »Absurde.
C’est la rentrée, je découvre mes camarades de promotion, nous sommes trois cents, le nom est oublié, mon cercle de copain se forme au gré des hasards. Dans l’amphithéâtre, je regarde les beaux garçons, pas si nombreux…mais je le vois, lui ce beau brun ténébreux. Il est beau, très beau, d’emblée je le trouve antipathique. Il a l’air si hautain, quelque chose en lui m’inspire la méchanceté. L’année commence à s écouler en douceur, je croise parfois ce beau brun, que je trouve de plus en plus beau et de moins en moins antipathique. La beauté arrive souvent à triompher des alertes de l’esprit. Lors d’un TD je finis par apprendre son nom…Sébastien…Je ne l’ai pas abordé avant, pourquoi maintenant ? C’est absurde. J’oublie le beau brun, enfin presque, je me contente parfois de le regarder de loin.
La vie étudiante suis son cours, je drague Clémence. Elle a un copain. C’est la dernière fille que je draguerai. Heureusement je sort, après une année de prépa, il est temps de s’amuser un peu. Et ce soir nous allons boire un pot dans le vieux Lille. Je marche joyeux avec mes copains et là je le croise. Je n’oublierai jamais ce moment. Un regard, il lui a suffit d’un regard. Je n’avais jamais parlé à Sébastien, je ne l’avais même jamais approché. Ce soir là je l’ai croisé, nous nous sommes parlés :
- Salut tu dois être Jean-Philippe ?
- Oui et toi Sébastien ?
Un regard, une phrase et je lui appartiens corps et âme. J’ai été foudroyé, le mot est juste, pas pour la forme, séché sur place. Il a suffit d’un regard de ses yeux noirs, qui vous transpercent jusqu’à l’âme. Il est violemment beau avec ses cheveux en bataille et son petit air rebel.
- Ah je vois qu’on nous a passé le mot !
- Tu fais quoi là, on va boire un pot, tu veux venir avec nous ?
- Non, je rentre d’un concert de rock, là je suis crevé. A plus.
Au diable ce concert, il t’a donné cet air sauvage si irrésistible, mais au diable ce concert qui me prive déjà de toi.
Ah Sébastien, comme ce moment je l’ai revécu, je l’ai vécu sur quatre ans. Quatre ans je t’ai aimé comme un fou. Fou, là encore est le mot juste, amour déraisonné, passionnel, absurde. Pourquoi aimer quand il n’y a pas d’espoir ? Parce que l’amour crée cet espoir totalement infondé, ne reposant que sur des bribes de vie qu’il transforme pour lui plaire. J’ai vécu dans un autre monde, un mode torturé, un monde où je me torturais sans arriver à sortir de ce terrible et doux supplice. J’ai côtoyé Sébastien, je l’ai aimé en cachette, de moins en moins caché, il s’est finalement aperçu, en partie inconsciemment de l’amour que je lui portais. Etre aimé, il savait ce que c’était, du moins il en connaissait les aspects extérieurs, dont parfois il abusait. Ne vous méprenez pas sur son compte, il n’était pas méchant, je n’ai pas de reproche à lui faire. Il était trop aimé, c’est tout.
Je l’aimais à la folie, pathologiquement. Il était ma drogue. J’avais besoin de mes doses de Sébastien, toujours plus rapprochées, toujours plus fortes. Cela m’obsédait, cela me faisait souffrir. Pour un moment de bonheur que je lui arrachais, je souffrais tous les diables. Je me rappelle de cette période de ma vie comme de la pire. Ironie du sort, elle était censée être la plus belle, la plus insouciante. Je me souviens aussi de lui, de ses beaux yeux noirs, de son corps, de son odeur, de sa voix, de ses gestes. Je me souviens de ces moments précieux qui m’ont presque détruit.
13/09/2004tripaliumLe travail fatigue !
Ca m'est venu comme ça, comme une révélation... Morne week-endFatigué, de mauvaise humeur… voilà les impressions qui resteront de ce week-end. Rien n’y a fait, les sorties avec les amis, le shopping et même le jogging. Tout avait un goût fade.
Les amis, MAP était déprimé. Le shopping, j’étais de trop mauvais poil pour penser acheter quelque chose. Le jogging, je n’avais pas de jambes et pas de souffle.
Je dois trouver un nouveau souffle pour cet hiver à Paris. Ce n’est pas du côté travail qu’il viendra. Mon job pourrait être intéressant, il m’ennuie. J’ai parfois l’impression de tourner en rond, j’ai le sentiment de ne plus progresser. Pourtant ce n’est qu’une impression, j’avance, j’ai des responsabilités, je suis beaucoup plus maître de la situation que je ne l’étais avant. Je m’épanouis même presque professionnellement, j’y suis beaucoup plus à l’aise que dans ma vie privée. Mais j’ai besoin de nouveaux horizons. Ici j’ai finalement peur de finir par gâcher le travail que j’ai fait jusqu’à présent. Période de doute ? Non, c’est plus profond. J’ai besoin d’un défi.
Où trouver alors de quoi rebondir ? Il me faut de quoi casser ma petite vie bien rôdée. Mais comment ? Plusieurs fois déjà j’ai fait ce pari, plusieurs fois j’ai franchi le pas. Ca n’a rien donné. J’ai toujours pensé qu’il ne me manquait qu’une personne pour être heureux, et je continue à le croire. En y regardant de plus prés, de quoi je rêve moi comme image du bonheur ? J’ai des envies bien banales, pas de rêve de gloire, de pouvoir ou d’argent. Moi je rêve de me réveiller le matin auprès d’une personne que j’aime, aller le dimanche après midi faire une balade au parc de Saint-Cloud et s’y allonger dans l’herbe, sentir loin de chez moi que quelqu’un quelque part pense à moi. Rien de plus. Ma petite vie me va bien : j’ai un bon job, un appartement sympa, des amis que j’adore, une famille qui m’aime, globalement je suis assez libre de faire ce qui me plait. Alors pourquoi tout remettre à plat une fois de plus, pour quel résultat ?
J’en vois déjà certains qui ricanent : oh le petit bourgeois qui se complait dans sa médiocrité ! Et oui, et je l’assume en plus. Je n’ai rien d’exceptionnel, j’essaie de faire mon petit bonhomme de chemin avec les armes que j’ai et je me suis fixé des objectifs de vie qui restent à ma portée. Je suis un homme, faible parfois, fort quand je peux, j’essaie juste de faire de mon mieux.
D’autres me disent : tu es une geignarde, tu devrais être content de ton sort. Tu rêves d’un petit copain. Déjà ce n’est pas si difficile à trouver si tu te bougeais un peu le cul, mais en plus un fois trouvé, tu ne serais toujours pas content. Il y a du vrai la dedans. Je n’ai pas fait assez d’efforts pour parvenir au bonheur, je m’y attèle. Je ne laisserai plus passer les occasions. Si j’y parviens, si je parviens enfin à trouver le bonheur, et bien croyez moi j’arrêterai de me plaindre. Je sais ce qu’est être malheureux, je saurai pleinement profiter du bonheur. Si aujourd’hui je me plains, c’est que parfois j’ai presque l’impression que le bonheur c’est seulement quand on est pas malheureux. Mais non, les trop rares moments de vrai bonheur dont je me souvienne vraiment me rappelle à quel point c’est bon le bonheur et à quel point c’est simple parfois.
D’autres s’en foutent. Ils sont trop malheureux ou heureux pour se rendre compte de ces états d’âme. Aux heureux je leur souhaite de rester heureux, je ne suis pas de ces gens que le bonheur des autres gêne. Aux malheureux, et bien je souhaite le bonheur aussi, je n’ai pas non plus besoin d’avoir des gens moins heureux que moi pour survivre, si nous nous croisons un jour, que je peux aider et bien j’essaierai de le faire.
D’autres enfin m’aident. Oh ce n’est pas forcément volontaire, je ne suis pas non plus un lépreux de Calcutta. Il est parfois de toutes petites attentions anodines qui changent le cours d’une vie. J’en sais quelque chose. Il y a sur ce site des gens qui m’aident, je les en remercie.
10/09/2004Fête de l'humanitéIl parait que ce week end c'est la fête de l'Huma...
...oui et alors ? Vous me voyez franchement y aller !
Enfin ptet juste pour provoquer avec le Figaro sous le bras, j'ai un ptit côté rebel ;o)
Il faudrait juste que je sâche où peut bien se trouver la Courneuve. 09/09/2004Si je ne suis pas mauditL'informatique est un métier de mec en général
Sur 4 consultants informatiques qu'on m'a donné j'ai deux filles...
Le pire c'est qu'ils ont dû vouloir me faire plaisir...la premiere que j'ai vu est tres mignone...pfff EpuiséEpuisé, je suis épuisé !
Le travail, y a pas à dire ça fatigue, et là je travaille, alors avec mon manque d'entrainnement c'est dûr ! 08/09/2004Envie d’écrireCes derniers temps j’ai eu très envie d’écrire, en revanche j’ai très peu eu la volonté de concrétiser cette idée. Ce qui est drôle maintenant, c’est que je suis là devant l’ordinateur et que cette envie s’estompe, alors que la volonté de d’enchaîner, ou plutôt de déchaîner les mots se manifeste. Pourtant je le sens, le plaisir d’écrire commence à se manifester.
J’ai toujours eu plaisir à écrire… En fait non ce n’est pas vrai, le dire serait hypocrite, orgueilleux et finalement tellement convenu.
Mes premiers rapports à l’écriture ont été conflictuels. Au CP, j’étais jeune et gaucher, deux adjectifs qui peuvent très vite transformer l’apprentissage de l’écriture en épreuve, si on se révèle peu habile de ses mains. C’était mon cas. Ca l’est toujours d’ailleurs, je reste maladroit. Je me souviens donc de mes contacts laborieux à l’écrit. Pourquoi s’attarder sur ces formes peu exotiques, alors les joies du dessin laissent libres les mains et l’esprit vagabonder ? L’écriture était une prison, l’écriture était une peine, l’écriture c’était pour moi les travaux forcés du jeune enfant. Déjà il fallait comprendre comment refaire ces signes barbares que dessine de sa main droite la maîtresse. De la main gauche c’est difficile, ce n’est pas naturel, c’est sale. Et oui une de mes premières impressions de l’écrit était que ça salissait les pages et les mains. Oh affreuse petite écriture de gaucher, comme tu fais baver les traits d’encre bleue, comme c’est vilain, comme c’est tordu, comme ce n’est pas comme il faut. Petit gaucher, il faudra faire des efforts pour arriver à dompter que les droitiers ont dictées.
Dictée, le mot est lancé ! (Evidemment le mot n’est pas lancé au hasard, vous l’aurez remarqué. Mais sache lecteur qu’il n’est pas le seul mot lancé délibérément à ta face). Après les interminables lignes de lettres, exercice strict, codifié, voilà un autre instrument de torture. J’ai toujours détesté la dictée. J’ai toujours été mauvais en orthographe. L’orthographe c’était juste du par cœur, rien n’était donc divertissant en elle, ou si peu. Evidemment, enfant, il est difficile d’appréhender l’histoire que racontent ces mots biscornus et ces lettres incongrues qui nous font discourtoisement perdre des points. La grammaire, elle, permettait au moins de faire un peu travailler son esprit. Aussi je maîtrisais beaucoup mieux cette part du problème, mais ce n’est pas pour autant que j’appréciais cette matière, tellement moins excitante que les mathématiques. La dictée, mélange de grammaire et d’orthographe était mon nouveau fardeau. Si au moins les textes avaient pu être intéressants ! Un autre fardeau de l’époque, la récitation, véritable supplice pour ma mémoire si sélective, avait au moins l’avantage de la beauté des mots. Là l’esprit pouvait trouver une nourriture dans l’effort. Mais la dictée, que pourrait on bien lui trouver comme agrément, si ce n’est la petite gloire du primaire née du vingt sur vingt, sublime bonheur du laborieux ? Adulte, je ne lui trouve plus que le plaisir de la vue de ses monstres de foire, lors de sa grande messe annuelle si fier de leurs pages si parfaites de non sens. Monsieur Pivot, merci pour ce culte de l’absurde si divertissant que vous nous offrez chaque année. Parfois je pousse même le vice à moi aussi pratiquer ce rituel tant honni dans mon enfance, juste pour en retrouver toute l’inutilité pratique.
Lecteur toi aussi tu as remarqué ce petit dérapage d’écriture. Que veux tu je me suis laissé emporter par le plaisir de l’écriture et les mots sont venus bousculer le confort de la trame établie, que tu déroulais doucement. Mais reconnais que je suis resté sage, je n’ai finalement pas quitté le sujet du texte. Il va sans dire qu’avec un sujet aussi vaste, presque toutes les libertés me sont offertes, et tu n’as rien à y redire, ici c’est moi qui écrit. Je m’en vais tout de même te soulager et revenir à cette chronologie qui te permet de ne pas te perdre dans le flot des mots. Ne t’en fais pas lecteur, je sais où je vais, je connais la fin que je t’ai choisie. Je parle évidemment de la fin du texte et non pas de la tienne, ne me crois pas dieu hors de ce texte et ne t’imagine pas avoir, toi simple personne, la moindre importance dans celui-ci.
Où en étais je ? Je ne pose pas la question évidemment, pour moi tu n’existes pas, la question est de pure forme, je m’adonne juste au doux plaisir de la formule toute faite.
Ah enfin vient la fin de l’âge d’or de l’enfance et de sa cohorte de tortures, dictée, récitation, soupe aux légumes ! Vive le temps béni où l’adolescent fleurit. Ah écriture, comme tu mues toi aussi, les lettres scolaires de l’enfant ne te conviennent plus on dirait. Comme ça tu voudrais affirmer ta personnalité ? Et bien soit, cherche toi mais sache que dans cette quête tu seras sûrement bête, ingrate, torturée. Tu as si vite abandonné ta fraîcheur d’enfance pour les furoncles du moi qui cherche à la fois à être soi et à être comme tous. Hum comme aujourd’hui tu ressembles aux autres dans tes courbes mièvres tant à la mode, comme tu suinte l’influence de tes camarades. Cherche encore un peu, que risques tu ? Exprime toi un peu, ce que tu deviendras par toi même ne pourra pas être pire que la soupe qui résulte du groupe. Ah comme il dur de se forger une écriture à soi, comme il est dur d’être soi ! On tâtonne, on se contorsionne, et finalement on s’apaise, on se trouve doucement, on finit par savoir qu’on est adulte ou presque.
Que suis devenue, moi l’écriture si laborieuse du petit gaucher ? Je n’aime pas la dissertation, je n’aime pas les écritures formelles, je m’y sens si lourde. Je préfère vagabonder sur le papier. J’aime quand les lettres s’appliquent juste pour la forme, juste pour se dire que c’est beau. J’aime bien aussi quand la plume virevolte et déchire les lignes de traits si vifs. J’aime finalement me sentir libre de ressentir le beau, libre de vivre, libre de passer du coq à l’âne.
De la poésie ? Pourquoi pas, si les lettres s’enroulent dans des formes luxueuses, alambiquées, doucereuses. Ha quel bonheur, que la jouissance si superficielle de la poésie ! La poésie est pour moi le comble du futile lorsque j’écris. Chez les autres, je ne l’aime que parfaite, sinon elle me semble ridicule, et finalement chez moi aussi. Je n’ai pas le génie d’écrire une poésie qui me plaise.
Un roman ? Mais cher ami, une plume pour écrire un roman se doit de ne pas succomber au péché de paresse. Et moi j’y succombe si souvent qu’un roman pourrait être consacré à mes égarements.
Du théâtre ? Hé là, le dialogue ce n’est pas mon fort et il faut être bavard pour le théâtre ! Quel ennui s’il fallait qu’à moi tout seul j’entretienne une conversation…non vraiment ce n’est pas possible.
De la philosophie ? Hum, j’y pense, certaines fois je me dis que j’ai bien avancé sur la voie de la réflexion…mais peut être suis aussi trop ivre pour pouvoir exprimer clairement le contenu si explosif de ma pensée. Une bonne nuit de sommeil et mes idées seront sûrement plus claires.
Des articles ? Parler de l’univers, expliquer au monde ce qui s’y passe, comme cela doit être exaltant ! Evidemment il faudrait pour cela que je pense à figer dans le marbre mes opinions. Les paroles volent, les écris restent. Je préfère la liberté de pouvoir me contredire.
Un journal intime ? Oh le concept me paraît intéressant. C’est déjà aborder un sujet qui m’intéresse particulièrement. Ce sujet en plus peut librement donner lieu à avis ferme et définitif car il ne peut y avoir preuve d’erreur sur un sujet qui change constamment. J’aime cette idée de pouvoir à ma guise me tromper tout en ayant raison. Un journal c’est ensuite être libre de toute contrainte de forme. Et oui, finalement rien ne définit de règle pour ce type de littérature. A moi de fixer par mes extravagances les limites de ce vaste domaine. C’est décidé, j’ai trouvé où je me sens à l’aise de vagabonder !
Et voilà cher lecteur comment le nombrilisme conduit à la mise en abîme. Je ne suis même plus moi, l’auteur, je ne suis plus qu’une simple écriture qui se tortille à parler d’elle même sur un bout de papier. Je dois être ridicule là sous vos yeux à vous offrir le triste spectacle de ma vie telle que je la vois. Je dois être aussi indigeste que ces films qui parlent d’acteurs et de films, que je trouve toujours si prétentieux, complaisants et vides. N’ai-je pas de sujet plus beau que moi-même ? Lecteur, est-ce que j’existe à tes yeux en dehors de ces lignes ?
Me voilà donc devant un choix ce soir : écrire pour vivre, ou vivre pour écrire ? La formule est belle, il faudra trancher… plus tard, peut être pas.
07/09/2004Des obligations professionnellesL'abus de travail nuit gravement à la santé :
hier j'avais mal au coeur suite à l'absorbtion de trop de petits fours
aujourd'hui je suis éméché suite à une trop forte absorbtion de champagne
Y a pas à dire, l'abus de travail nuit gravement à la santé
Je sais je me répête, mais en même temps je suis un peu bourré Des obligations professionnellesDifficile de dire à son patron : " non merci plus champagne pour moi" 06/09/2004Au TangoAu Tango samedi soir, j'ai apperçu deux personnes de GA.
Le monde est petit non ?...oki oki forcement c'est plus le contraire qui est improbable Dingo dingoJe suis violemment attaqué par un fax fou
Le telephone du bureau est harcelé par un fax retors...que faire ? 03/09/2004Choupinou attackNon le phenomene n'est pas limité, tous aux abris !
Les choupinous debarquent en grand nombre sur GA ! Hum BordeauxJe ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a de plus en plus de Bordelais...et en plus ils sont plutôt mimi...
Ca a l'air pas mal comme ville...en plus y a du bon vin Travailler son anglaisHum, la VO c’est bien, mais quand comme moi on est nul en anglais, ça demande des dons de clairvoyance pour comprendre les films en VO quand ils sont américains et non sous-titrés.
Enfin je suis motivé, c’est QAF version US. En fait c’est pas mal, ça n’a pas le charme de la version anglaise, mais c’est bien punchy. En plus comme je craque sur le petit brun tout mimi…Il faut qu’il arrête de me faire ses yeux de cocker sinon je prends le premier avion pour New York moi lol.
Oki oki, pour me remettre de la dure rentrée, je sombre dans la tapettitude.
02/09/2004Mon nouveau consultantBen il est gentil
Ben il est tout moche
Ben comme ça pour une fois je ne vais pas fantasmer au bureau 01/09/2004Sexualité et fantasmeJe viens de relire un texte érotique qui a toujours un grand effet sur moi (oui je suis au bureau, mais personne ne passe jamais par chez moi).
Ce qui me frappe dans ce texte, hormis l’excitation obligatoire qu’il induit chez moi est qu’il est très loin de l’image que je me fais de la sexualité. J’aime la douceur, la complicité, les sentiments, ce texte est exactement le contraire. Il est violent, sadomasochiste, terriblement bestial. Non bestial n’est pas le mot, car tout son pouvoir est concentré dans l’imagerie sadique, terriblement humaine. Toute la violence de la sexualité montrée dans ce texte repose sur une écrasante supériorité mentale, aucune violence physique n’est utilisée, le narrateur est la victime consentante. Mais nulle trace de civilité, d’humanité (dans le bon sens du terme), la violence intellectuelle renvoie au plus profond de la bête. L’homme est objet.
Je ne sais pas pourquoi ce texte me met tant en transe. J’ai l’impression de m’assimiler au bourreau et à la victime à la fois. Est ce le total interdit qui provoque une telle jubilation intérieure ?
J’ai déjà remarqué chez moi une structure sexuelle étrange. Je suis incapable de fantasmer a priori sur quelqu’un dont je suis tombé amoureux. Le fantasme ne peut aller plus loin qu’une caresse ou un baiser.
En revanche je vais très librement pouvoir imaginer physiquement une relation avec quelqu’un pour qui seul du désir se déclare.
Ce texte accentuerait donc à mon avis ce penchant de mon être en tuant toute notion de sentiment en transformant l’homme en objet. Il laisse alors éclater ma libido dans toute sa puissance, elle si écrasée habituellement pas mon côté affectif et réfléchi.
Après ce déchaînement des sens, que me reste-t-il ? La honte. Je n’aime pas ce texte, je le juge malsain…mais serait-ce moi que je trouve malsain ?
Si ce texte a tant d’effet sur moi, c’est qu’il y trouve un terreau fertile. Quelle est ma vraie nature ? Un monstre, des monstres se cacheraient ils en moi ?
Ce n’est qu’un fantasme, je suis encore maître du tréfonds de mes entrailles, mais le serai je toujours ? Respecterai je toujours le code de vie que je me suis fixé ?
Trop de questions pour un seul texte…un seul texte, l’auteur comme une boutade n’a laissé face à mes interrogations qu’un seul texte.
Traitement de déprime post rentréeMéthode habituelle :
1.
Je suis allé me ruiner à la Fnac. Alors voilà j’ai complété ma panoplie de tapette en achetant :
L’album d’O-zone (j’ai honte mais c’est bon)
L’album de Madonna
La saison 1 de Queer as folk us
Un manga (j’ai oublié le titre, mais c’est du réalisateur du tombeau des lucioles, je m’attends donc à pleurer)
2.
J’ai appelé mes amis et j’ai commencé à booker mon agenda de la semaine
3.
Je me suis goinfré devant la télé en lançant le lecteur dvd
Et là c’est le drame !
Ma putain de xbox a le culot de m’annoncer qu’elle ne peut pas lire un dvd zone1 : alors je dis fuck off Microsoft !
Heureusement qu’il y avait Mutant X sur TMC….je sais la série est nulle, mais je ne résiste pas au charme du subliiiiiiiiiiiiiiiiiiime Victor Webster. Mon dieu mais comment fait il pour être aussi beau et sexy ? (je me suis renseigné ce matin sur Internet, il est célibataire et cherche le grand amour…en gros en langage Hollywood, il doit être pédé)
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