J'écoute : mon coeur Je regarde : au loin Je lis : dans tes yeux Je joue : au con Je bois : tes lèvres Je cite : Si j'étais sain d'esprit, ça se saurait Je pense : trop Je rêve : à demain (mis à jour mercredi 13 juin 2007 à 17:16)
C'est validé par bossounet, je vais passer la semaine prochaine à Maurice.
Je pars dimanche apres midi et reviens samedi soir.
Ca me saoule...se taper 23h d'avion aller et retour juste pour bosser et bouffer mes week end...ne pas voir mes amis, ne pas me connecter à GA et aller encore dans ce pays où je suis si mal à l'aise...
Et oui, pour beaucoup aller à Maurice c'est le pied, moi c'est la tuile. Différence de référentiel.
J’ai toujours cherché a définir un sens à ma vie, tracer une direction. Vous avez raison, le bonheur n’est pas un état de fait, il se recherche. Il n’a jamais servi à rien de se complaire dans le malheur, c’est une chose que j’ai apprise à mes dépends.
Mais pour le bonheur, l’obligation de moyens ne suffit pas, il fonctionne uniquement au résultat. J’en connais moi des personnes qui rament pour être heureuses et qui n’y arrivent pas. Le bonheur ça ne se commande pas.
J’ai toujours trouvé les personnes qui sont capables d’être heureuses naturellement, pour peu de choses, très chanceuses (voir mon post sur la vision égocentrique). Ce n’est pas mon cas.
Si pour moi le bonheur se résume en des choses simples, il est des éléments pré-requis. Et contrairement à ce que beaucoup d’entre vous pensent, il ne me faut rien d’extraordinaire vu d’un point de vue social.
Le pouvoir : ce n’est un qu’un moyen, il ne m’attire pas en tant que tel.
L’argent : idem
La gloire : je m’en moque
Le luxe : ce n’est qu’un passe temps agréable
Le sexe : sans amour il ne m’intéresse pas vraiment
L’amour : voilà où le bas blesse.
Je crois qu’il ne me manque qu’une chose pour vraiment reconstruire ma vie. Arriver à vivre l’amour comme enfin quelque chose de positif.
Pour moi l’amour jusqu’à présent a été quelque chose de destructeur ou d’étranger.
Moi j’aime ou je n’aime pas, je ne veux / peux pas faire semblant.
On m’a aimé, je crois, peu il me semble, mais je ne sais pas trop, ceci m’est totalement étranger. (par amour j’entends un amour hors de celui de ma famille) J’ai peut être blessé certaines personnes, mais c’est la règle du jeu. On ne sort pas avec quelqu’un pour lui faire plaisir.
J’ai trop aimé, j’ai mal aimé. Aimer quelqu’un qui ne vous aime pas, ce peut être beau, ce peut être fort, intense, mais au final c’est vide. Que me reste t il de ces amours ? Des ruines de moi-même.
J’ai besoin de construire quelque chose, de construire à deux. Le travail personnel est presque achevé, j’ai besoin qu’on m’aide pour aller plus loin.
Je veux qu’enfin quelqu’un que j’aime me dise « je t’aime ». Je veux enfin pouvoir faire des projets commun et partager un futur et des souvenirs.
Je ne vis pas dans le passé ou les regrets. Je vis en revanche avec ces échecs qui ont influencé ma façon de penser.
Je suis une sorte de chaise bancale. Je suis solide, mais un appui me manque et fait que parfois tout l’édifice vacille. Il ne s’est pas écroulé jusqu’ici, il s’en est fallu de peu.
J’attends du sens à ma vie, et je ne veux pas qu’il ne vienne que de moi.
Les résultats sont tombés.
Je ne suis pas admis à HEC.
Je ne crois plus en ma bonne étoile. J'y ai cru dûr comme fer jusqu'à ce jour de juillet. Pour moi elle existait, c'était évident. Je me sentais un côté exceptionnel, je ne pouvais pas échouer.
Certains se diront que c'est stupide de jouer sa vie sur un simple concours. C'est vrai, le pari etait idiot.
"Dieu si tu existes, je te fais la proposition suivante : je rennonce à ma bonne étoile qui a toujours fait que j'ai cru en moi si tu me permets d'être aimé de Laurent."
Laurent a été admis à HEC, pas moi. Ironie du sort, il s'éloigne de moi par ce à quoi j'etais prêt à renoncer pour lui.
Avec le recul tout ceci paraît enfantin...cela ne l'etait pas du tout. Ce jour a marqué une rupture très nette dans ma vie, une rupture qui a brisé mon esprit.
Jusque là je réfléchissais beaucoup, je voulais comprendre, tout m'intéressait.
Ce jour a tout arrêté.
Je suis parti sur la route derrière la maison, j'avais décidé d'en finir. Ma vie n'avait plus de sens.
Mon esprit etait brisé, mon coeur aussi.
Je me préparais à mourir, je sentais la délivrance à cette déchirure approcher. Il fallait que je le fasse, plus rien de bon ne pouvais m'arriver.
Mon père avait compris. Il m'a retrouvé sur la route et m'a dit de rentrer à la maison. Par ces simples mots il m'a interdit la mort. Il m'a forcé à vivre, pour moi, pour eux surtout. Ma vie ne m'a plus appartenu depuis ces mots.
Je crois que je n'ai jamais pardonné à mon père de me l'avoir mise sous séquestre ce jour là.
Depuis je ne suis plus complètement moi. Je ne crois plus vraiment en moi.
Mon cerveau continue à tourner certes, mais il n'est plus que l'ombre de lui-même. Il n'a plus le goût du savoir. Il apprend par nécessité, il réfléchit par habitude.
Souvent avant je le sentais qui bouillonait, maintenant il paresse et ne se remet vraiment en branle que pour me dire qu'il souffre.
Juillet 1996...tout à changé.
Je me suis apperçu d'une chose ce soir. J'ai pensé à mes lectures. Avant cette date j'aimais les livres qui me faisaient réfléchir, depuis je n'aime plus que ce qui me distrait. Les livres de Nothomb en sont un exemple je crois. J'aime le jeu de ses livres, mais au final ils ne m'apportent rien d'autre qu'un plaisir passager. Je sorts indemme de la lecture de ces jeux de mots.
1996 ... Plus de huit ans que mon cerveau cherche ce qui s'est cassé en lui.
Quand à mon coeur, c'est encore une autre histoire.
Notre vision du monde est forcément égocentrique. Nous nous réferons à nos expériences propres en priorité pour apréhender les évênements.
Nous jugeons le comportement des autres souvent par rapport au notre.
Nous mesurons aussi la chance des autres par rapport à la notre.
Difficile de ne pas juger. Quasiment impossible de se mettre à la place de quelqu'un d'autre s'il ne vit pas une situation qu'on a déjà vécue, et là encore le passé de l'autre nous échappe souvent.
C'est vrai qu'en apparence j'ai tout pour être heureux. Je suis encore jeune, je gagne bien ma vie, j'ai une famille qui m'aime, des amis que j'adore, je ne suis pas trop con, et il parait que je ne suis pas trop moche.
Je sais que dans le monde il y a des gens malheureux qui rêveraient d'avoir ma vie. Mais moi j'ai des aspirations qui font que celle-ci ne me satisfait pas, me laisse un goût amer.
Je ne suis pas heureux, c'est un fait. Je rame et je gigotte pour l'être et parfois j'y arrive...si rarement j'ai le sentiment d'être heureux.
Même pendant des moments parfaits se creuse une boule à l'estomac du manque qui m'enpoisonne. Les moments de vrai bonheur j'ai l'impression de les voler. Pourtant ils sont si simples et si candides...prendre ma nièce dans mes bras, racconter des débilités à mes amis, jouer au monopoly sur la pelouse, sentir le vent marin sur ma peau.
Mais les vieux démons me guettent si souvent, viennent toujours ou presque gâcher ce bonheur des dieux, pourtant si humain.
Il est des plaies qui ne se referment jamais vraiment, il est des bonheurs qu'on cherche vainement depuis longtemps et qui a la longue paraissent presqu'interdits.
Les attributs su snobinoblog...ils n'ont pas vraiment d'importance pour moi, j'y suis habitué c'est tout. Il est des choses plus précieuses à mes yeux.
Ce texte est écrit à l'emporte pièce...il est brouillon et laid. Mais il soulage.
Pyram : Paparazzi
Potiche : Hôtesse du juste prix
Elizabeth : Contrôleur des impôts
Népo : Journaliste vedette
Sixte : Ecrivain
Bip : Rentier
Aurèle : Régine
Chapi : Bernard Minet
-Alias- : Espion du KGB
Ricroël : Roi des Belges
Diabolito : Chanteuse pour adolescente pré-pubère
Nico : Entraîneur de l’équipe de gymnastique d’Ukraine
Fotex : ???
Et ce qu’ils sont devenus :
Pyram : Poinçonneur de blog
Potiche : Présentoir à crème
Elizabeth : Fonctionnaire en arrêt maladie
Népo : Dictionnaire on-line
Sixte : Cobaye
Bip : Parasite d’entreprise
Aurèle : Dame pipi
Chapi : Groupie de Patxi
-Alias- : Blogueur sous couverture
Ricroël : Individu fantastique
Diabolito : Diva
Nico : Avocat au Nutella
Fotex : !!!
Finalement beaucoup touchent de près leur rêve d’enfant.
Note informative sur les évènements de la nuit précédente
Une atroce machination a conduit deux potiches à s'emparer de mon ordiateur. Un certain nombre de messages sur msn n'étaient pas le fait de mon esprit tortueux.
Je vous prie d'accepter mes excuses pour le choc que la lecture de messages libidineux de potiches aurait pu vous provoquer.
Ce qui est bien avec les invités qui arrivent 30 minutes en avance sur l'heure indiquée (soit 45 minutes sur l'heure de politesse) c'est que pour se faire pardonner ils font la vaisselle.
Le point négatif c'est que faire la vaisselle crée une intimité qui dérape vite à la scéne de ménage :)
Faisant un métier intellectuel où je dois réfléchir...il vaut mieux que je limite donc mon temps de travail au minimum afin de pouvoir réfléchir un maximum.
Comme vous l'aurez compris aujourd'hui j'arrive à réfléchir, donc je n'ai pas foutu grand chose :)
He oui à moi aussi il arrive de réfléchir...ok ma boîte paye deux consultants à 1000 Eur la journée pour y arriver, c'est encore plus cher que le psy de Sixte.
Total de la journée :
Solution finance Ok
Solution distribution : on a tout pété ce qu'on avait mis deux mois à faire...mais a priori c'est ok
Conclusion : Il va falloir a priori que je parte à Maurice dans 10 jours pour aller leur expliquer les résultats de nos éllucubrations.
J'en ai marre, j'aurais mieux fait de ne pas réfléchir !
Cherche Ptit blond pour mercredi soir, très urgent !
Svp si j'ai pas de ptit blond pour mon dinner avec La potiche et sa nouvelle amie le ptit blond ça sera moi !
Sixte fais un effort !
Ce soir je me suis encoquiné avec un hétéro à Bastille !
Oulà c'était vraiment trop l'aventure...on a parlé hierarchie, achat de petrole et drague...à côté ils étaient encore plus rebels que nous, il parlaient de fusion bancaire :)
Appeler tous ces gens et ne pas recharger le telephone c'est ballot.
Du coup ben maintenant il faut que j'attende ce soir avant de pouvoir recommencer à raconter ma vie...
...à ben non je suis bête, j'ai mon blog pour ça !
Petit j'aimais bien jouer avec le feu...c'est sympas de bruler une feuille...mais mince ça brule vachement bien, ouch ça brûle...je jette la feuille dans ma corbeille qui s'embrase !
Bilan ça brûle aussi la tapisserie.
Deux l'eau :
JP interne (pas interné) à Nice pendant ses concours.
Je me reveille un matin la tête dans le cul, épreuve d'histoire géo à venir...pfff encore cette odeur d'égout qui vient de la douche....je prends vite ma douche, la bouche et laisse couler l'eau pour faire ventouse.
Je m'habille et je parts pour l'épreuve.
A la fin de l'épreuve je découvre les dégâts...oups j'avais pas arrêté l'eau.
Bilan 10 chambres innondées et une salle de concours avec de l'eau qui tombe sur les copies.
Grandiose !
Voisin numero 1 :
La voisine 70 ans enjambe le quai pour monter sur le bateau...pas de bol son mari à ce moment précis remonte l'amarre, le bateau s'écarte du quai...et plouf la voisine dans le port
Voisin numero 2 :
Le voisin veut remonter son bateau sur la rampe du club de voile.
Il descend la remorque et la voiture sur la rampe.
Il met le bteau sur la remorque et commence à tourner la manivelle pour remonter le bateau.
Et vizzzz ce n'est pas le bateau qui monte c'est la voiture qui descend...et oui les algues ça glissse.
Et glou et glou la voiture à la mer :)
Comme c'est dépaysant d'appeler Ricroel !
Dès qu'il décroche le combiné orange j'ai l'impression d'être Alice au pays des merveilles...
Il me guide dans ce monde féérique et déjanté, fait d'absurde et de sexe, d'incroyable et de fantasmes, de délire et de psychanalasyse.
Ah c'est quand même sympas d'avoir un pote lapin :))
Alors si j'ai bien compris ça vie il est un agent du KGB infiltré dans ce monde capitaliste pour faire renaitre la vraie revolution prolétaire.
La mort aux jeunes serait un bureau de recrutement pour des opérations spéciales.
Moi : Salut MAP
MAP : Salut JP
Moi : Tu veux faire un truc ce soir ?
MAP :Non et toi ?
Moi : Ben non plus...t'as fait un truc aujourd'hui ?
MAP : Heu je suis sorti deux minutes acheter à manger et toi ?
Moi : Bravo moi je ne suis même pas sorti !
MAP : Bon on s'appelle demain.
Ce qui est bien avec le téléphone portable c'est qu'on peut l'emmener partout.
Ce qui est moins bien c'est qu'on peut l'oublier partout.
Et devoir retourner au bureau un vendredi soir pour ne pas passer le week end sans vie sociale (non chater avec vous n'est pas une vie sociale) c'est ballot
C'est agréable à regarder un artisant qui pose du carrelage. La maîtrise technique, le jeu des mains, cela me fascine.
Encore plus quand le carreleur est Allo Nico :)
Ces derniers temps je ne me suis plus reconnu, je n'étais plus qu'en partie moi même ou plutôt l'étais je vraiment.
Je crois être tombé dans des excés qui ne me conviennent pas, j'aime prendre mon temps.
Pourquoi se presser ?
Aller trop vite finalement c'est oublier le plaisir de désirer.
Consommer la vie, non merci. Je préfère la déguster.
A la sortie du cinema, ennivré par les images si belles du film je me mets à regarder l'opéra en rêvant d'exotisme.
Je croise ce jeune homme qui a l'air mignon, sa démarche est étrange.
Il se tient le ventre, il a mal, on dirait qu'il est camé.
J'ai envie de lui proposer de l'aide mais je n'ose pas.
Je continue ma route, les belles images sont loins, restent la honte et le dégoût.
Je réclame à Alias des dommages et intérêts pour le grave préjudice moral causé par la grève sur le blog de Chapichapo.
J'exige en dédomagement une photo de lui.
J'ai l'exclusivité absolue de drague sur les stagiaires de ma boite.
Alors quand j'ai vu le blond pédé qui ressemble à Steevy (il est pas mal d'ailleurs) le draguer mon sang n'a fait qu'un tour et je me suis mis au milieu.
Mon charme naturel agissant stagiaire choupinou s'est tourné vers moi et Steevy est allé pleurer ailleurs.
Ce soir tout post de plus de cinq minutes est considéré comme périmé au commentaire...va falloir que je m'accroche pour rester in.
Heureusement que mes posts ne dépassent pas quelques mots !
Les lois de la physique bipique ont été largement perturbées par une forte perturbation de l'environnement.
Les spécialistes s'inquiètent de répercussions importantes sur les équilibres naturels du milieu
Je viens d'être éclaboussé par un orgasme d'Alias sur mon propre blog (voire Pile ou Face)...je me demande si Chapichapo n'est pas sous cette affaire...
La bimbo hétéro qui me sert de consultante m’a gratifié d’une belle série de prouesses dignes d’une blonde. Je vous sers ici les meilleurs exploits nés de l’imagination endiablée de sa forte poitrine :
Par ordre croissant de bimbo attitude :
« Moi ce que je préfère, c’est l’alcool de rhum »
« Oh mince je n’aime pas le poisson cru…je n’aurai pas dû commander du thon mariné »
« Hum, dans le litchi c’est pas le noyau le meilleur »
« Oh j’ai mal au crâne depuis trois jours. Je vais aller passer un scanner, je dois avoir une tumeur au cerveau » (elle a vraiment passé un scanner…le médecin a dit qu’il n’avait rien trouvé, je me demande s’il parlait du cerveau)
Ce n’est pas bien de se moquer des gens simples. Pourtant c’est tellement facile. Dans l’environnement hermétique de la business class, c’est souvent si facile de repérer les personnes qui ne sont pas habituées à ce monde. Sans le vouloir, ils enfreignent les règles. Ce monde est confortable, stricte, d’une douceur née de convenance. Les gens simples bombardés dans cet univers par les aléas des surbooking arrivent dans un monde inconnu et n’en connaissent pas les rituels. Le choc culturel avec la bourgeoisie fait souvent des étincelles. Mon dieu qu’ils sont lourdeaux ces gens ! Qu’ils ne savent pas bien se comporter ! Me parler à moi et déranger ma quiétude, ma bulle de luxe aérien ? Voyons c’est totalement déplacé.
C’est tellement facile de rire parce que l’autre paraît gauche dans votre monde artificiel. Pourtant je me dis souvent que c’est eux qui ont raison. Avec leurs gros sabots et leurs manières sans chichi, ils vivent tout plus simplement, finalement plus intensément. 11 heures dans un avion, avec 500 personnes, ce n’est plus une perte de temps qu’on passe au mieux, c’est une occasion de plus de discuter. Voilà, tout simplement, créer du lien social.
Je m’aperçois si souvent que pour moi parler avec un inconnu est impossible, hormis certaines occasions bien codifiées ou par le plus grand des hasards.
Pourquoi finalement parler à son voisin serait il déplacé ? Evidemment on peut être ennuyeux, et alors ? Cela peut être aussi tout le contraire. Finalement ces gens qui m’ont privé d’un peu de mon temps d’ennui, sans être particulièrement intéressants étaient très sympathiques, souriants, gentils.
Etre simple, est-ce la clé du bonheur ? Plus ça va et plus je suis d’accord avec le « bienheureux les simples d’esprit »
Maurice, 6h30 heure locale. Je suis dans le taxi pour l’aéroport, j’ai envie d’écrire un peu une sorte de bilan de la semaine.
Première impression : je suis content de rentrer à Paris. Je ne suis définitivement plus à ma place ici.
Bonne résolution : me mettre à la diète après cette semaine de bouffe et beuverie. C’est sympas la vie de bons restaurants aux frais du patron, mais lassant. (enfin je prendrai peut être un peu de champagne dans l’avion)
Projets : Grand secret
Amis : Se revoir, vite, mais c’est prévu.
Revenir : Il faudra bien, a priori en janvier, mars et mai, je devrai m’en remettre.
Note pour plus tard : prendre la carte de fidélité Air Mauritius.
J’aurais dû me mettre à l’écriture pendant que j’étais à Maurice. Tout ce temps improductif que j’ai passé ici aurait été plus épanouissant. Je me contenterai d’avoir commencé mon blog et d’avoir pris les décisions qui ont changé ma vie.
Aujourd’hui les flash back qui remontent en masse me donnent envie d’écrire. Peut être n’étais je pas encore mûr avant pour le faire. Aujourd’hui le recul me permet de définir mois nonchalamment cette période. Je ne suis plus mauricien aussi, le coup de fouet parisien me pousse à l’action.
Quand je ne supporte pas quelqu’un c’est épidermique. Il y a quelqu’un que je ne supporte vraiment pas ici. Je crois que ça se voit. Pourtant je suis très fort pour cacher mes sentiments. Là vraiment ça atteint un tel degré d’antipathie que je ne peux vraiment pas.
C’est le dernier dîner que je ferai je pense chez Aude et Susheel à Flic en Flac, excellent, copieux à souhait, sympathique comme toujours. C’est le dernier que nous ferons chez eux à Maurice. Loin de me rendre triste cela me rend joyeux. Ce dîner n’est pas un dîner d’adieu, c’est la promesse de se revoir vite, à Paris. De mes amis de Maurice, peu sont encore sur l’île. Nous nous retrouvons presque tous en Europe. C’est différent, nos vie ne ressemblent plus à la vie mauricienne. Pourtant un lien nous uni, et ce lien n’est pas lié aux tropiques, à l’ambiance unique de ce pays.
Dernier dîner à Flic en Flac, déjà rêve d’autre chose à partager avec eux.
Je goûte à nouveau les plaisirs de la vie mauricienne. Hier c’était nage dans le jardin de corail à Blue bay, dégustation d’ananas frais sur la page et petit cocktail. J’ai aussi retrouvé la chaleur et les bons restaurants au service impeccable.
Et pourtant je n’ai aucune envie d’être ici. La lenteur de la vie ici me dérange, c’est psychologique, c’est physique. Tout m’est familier, tout me rappelle les deux années passées ici, tout conserve le goût fade du déjà vu, du trop consommé. Ce soir je suis allé manger dans un restaurant (très bon au demeurant) , mais le repas a presque ressemblé à une caricature de ma vie passée à Maurice. Je connaissais toute la carte, qui n’avait pas changé et j’ai pris comme d’habitude. Maurice c’était ça, manger à en avoir la nausée une nourriture sans surprise.
J’ai envie de rentrer à Paris.
La réceptioniste de la boite : Bonjour vous allez bien ?
moi : bonjour, oui ça va
Elle : Oh je voulais vous dire, ça vous va vraiment bien comme vous êtes habillé aujourd'hui
moi : merci :)
La pub de pink TV devant chez moi a été taguée avec un gros PD marqué, mais plus grave, ils ont mis des moustaches aux deux choupinous et ça ne leur va pas du tout :(