Morne week-end
Fatigué, de mauvaise humeur… voilà les impressions qui resteront de ce week-end. Rien n’y a fait, les sorties avec les amis, le shopping et même le jogging. Tout avait un goût fade.
Les amis, MAP était déprimé. Le shopping, j’étais de trop mauvais poil pour penser acheter quelque chose. Le jogging, je n’avais pas de jambes et pas de souffle.
Je dois trouver un nouveau souffle pour cet hiver à Paris. Ce n’est pas du côté travail qu’il viendra. Mon job pourrait être intéressant, il m’ennuie. J’ai parfois l’impression de tourner en rond, j’ai le sentiment de ne plus progresser. Pourtant ce n’est qu’une impression, j’avance, j’ai des responsabilités, je suis beaucoup plus maître de la situation que je ne l’étais avant. Je m’épanouis même presque professionnellement, j’y suis beaucoup plus à l’aise que dans ma vie privée. Mais j’ai besoin de nouveaux horizons. Ici j’ai finalement peur de finir par gâcher le travail que j’ai fait jusqu’à présent. Période de doute ? Non, c’est plus profond. J’ai besoin d’un défi.
Où trouver alors de quoi rebondir ? Il me faut de quoi casser ma petite vie bien rôdée. Mais comment ? Plusieurs fois déjà j’ai fait ce pari, plusieurs fois j’ai franchi le pas. Ca n’a rien donné. J’ai toujours pensé qu’il ne me manquait qu’une personne pour être heureux, et je continue à le croire. En y regardant de plus prés, de quoi je rêve moi comme image du bonheur ? J’ai des envies bien banales, pas de rêve de gloire, de pouvoir ou d’argent. Moi je rêve de me réveiller le matin auprès d’une personne que j’aime, aller le dimanche après midi faire une balade au parc de Saint-Cloud et s’y allonger dans l’herbe, sentir loin de chez moi que quelqu’un quelque part pense à moi. Rien de plus. Ma petite vie me va bien : j’ai un bon job, un appartement sympa, des amis que j’adore, une famille qui m’aime, globalement je suis assez libre de faire ce qui me plait. Alors pourquoi tout remettre à plat une fois de plus, pour quel résultat ?
J’en vois déjà certains qui ricanent : oh le petit bourgeois qui se complait dans sa médiocrité ! Et oui, et je l’assume en plus. Je n’ai rien d’exceptionnel, j’essaie de faire mon petit bonhomme de chemin avec les armes que j’ai et je me suis fixé des objectifs de vie qui restent à ma portée. Je suis un homme, faible parfois, fort quand je peux, j’essaie juste de faire de mon mieux.
D’autres me disent : tu es une geignarde, tu devrais être content de ton sort. Tu rêves d’un petit copain. Déjà ce n’est pas si difficile à trouver si tu te bougeais un peu le cul, mais en plus un fois trouvé, tu ne serais toujours pas content. Il y a du vrai la dedans. Je n’ai pas fait assez d’efforts pour parvenir au bonheur, je m’y attèle. Je ne laisserai plus passer les occasions. Si j’y parviens, si je parviens enfin à trouver le bonheur, et bien croyez moi j’arrêterai de me plaindre. Je sais ce qu’est être malheureux, je saurai pleinement profiter du bonheur. Si aujourd’hui je me plains, c’est que parfois j’ai presque l’impression que le bonheur c’est seulement quand on est pas malheureux. Mais non, les trop rares moments de vrai bonheur dont je me souvienne vraiment me rappelle à quel point c’est bon le bonheur et à quel point c’est simple parfois.
D’autres s’en foutent. Ils sont trop malheureux ou heureux pour se rendre compte de ces états d’âme. Aux heureux je leur souhaite de rester heureux, je ne suis pas de ces gens que le bonheur des autres gêne. Aux malheureux, et bien je souhaite le bonheur aussi, je n’ai pas non plus besoin d’avoir des gens moins heureux que moi pour survivre, si nous nous croisons un jour, que je peux aider et bien j’essaierai de le faire.
D’autres enfin m’aident. Oh ce n’est pas forcément volontaire, je ne suis pas non plus un lépreux de Calcutta. Il est parfois de toutes petites attentions anodines qui changent le cours d’une vie. J’en sais quelque chose. Il y a sur ce site des gens qui m’aident, je les en remercie.
13/09/04 - 10:43
Oui, merci à eux.
pyram