Du jardin
Moi j’aime les jardins à la française. Ce n’est pas du nationalisme, c’est peut-être une déformation culturelle, en tout cas c’est un goût. Je les ai toujours préférés aux jardins à l’anglaise.
J’aime leur géométrie savante, j’aime les larges perspectives, j’aime la sérénité qu’ils me procurent. J’aime encore plus les surprises qu’ils abritent.
Dans ces jardins je retrouve la science et la poésie, l’exactitude et l’imaginaire, la perspective et l’inattendu. Ces mariages contre-nature je les aime, je les aime dans les jardins, je les aime dans la vie.
Les larges allées bien tracées, l’assemblage savant des parterres et des plans d’eau, la nature domestiquée, tout me plait, me rassure. J’aime sentir l’expression sublimée de l’esprit plier le naturel indomptable. Arriver à la perfection, c’est sans cesse se battre contre les éléments, les forces qui n’aiment pas l’ordre.
Les fleurs qui flamboient, les fontaines qui jouent des formes et des bruits, les statues qui jouent à cache à cache au gré des perspectives, tout m’émeut, tout excite mes sens. J’aime sentir la nature qui se joue du jardinier, j’aime les fontaines flirtant avec le vent, les bassins se déguisant en ciel et mon regard qui embrasse des perspectives cachées. La poésie naît souvent de la contrainte des mots.
J’aime pouvoir dire que je me sens bien avec toi et que j’aimerais partager plus que des moments. J’aime pouvoir imaginer un avenir à construire à deux, forger des perspectives dans les aléas des sentiments.
J’aime quand la passion explose de la routine, quand tu me surprends et que nos corps s’adonnent au plaisir. J’aime pouvoir imaginer que demain je découvrirai encore des trésors en toi.
J’aime les jardins à la française.
J’aimerais tant aimer avec un telle beauté.
21/09/04 - 09:52
A l'opposé, j'accorde volontiers ma faveur aux parcs et jardins plus sauvages - à ce titre un exemple de parc à Paris que j'aime beaucoup est celui de Montsouris, avec ses grands arbres au feuillage si sombre.
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