Besoin de sens
J’ai toujours cherché a définir un sens à ma vie, tracer une direction. Vous avez raison, le bonheur n’est pas un état de fait, il se recherche. Il n’a jamais servi à rien de se complaire dans le malheur, c’est une chose que j’ai apprise à mes dépends.
Mais pour le bonheur, l’obligation de moyens ne suffit pas, il fonctionne uniquement au résultat. J’en connais moi des personnes qui rament pour être heureuses et qui n’y arrivent pas. Le bonheur ça ne se commande pas.
J’ai toujours trouvé les personnes qui sont capables d’être heureuses naturellement, pour peu de choses, très chanceuses (voir mon post sur la vision égocentrique). Ce n’est pas mon cas.
Si pour moi le bonheur se résume en des choses simples, il est des éléments pré-requis. Et contrairement à ce que beaucoup d’entre vous pensent, il ne me faut rien d’extraordinaire vu d’un point de vue social.
Le pouvoir : ce n’est un qu’un moyen, il ne m’attire pas en tant que tel.
L’argent : idem
La gloire : je m’en moque
Le luxe : ce n’est qu’un passe temps agréable
Le sexe : sans amour il ne m’intéresse pas vraiment
L’amour : voilà où le bas blesse.
Je crois qu’il ne me manque qu’une chose pour vraiment reconstruire ma vie. Arriver à vivre l’amour comme enfin quelque chose de positif.
Pour moi l’amour jusqu’à présent a été quelque chose de destructeur ou d’étranger.
Moi j’aime ou je n’aime pas, je ne veux / peux pas faire semblant.
On m’a aimé, je crois, peu il me semble, mais je ne sais pas trop, ceci m’est totalement étranger. (par amour j’entends un amour hors de celui de ma famille) J’ai peut être blessé certaines personnes, mais c’est la règle du jeu. On ne sort pas avec quelqu’un pour lui faire plaisir.
J’ai trop aimé, j’ai mal aimé. Aimer quelqu’un qui ne vous aime pas, ce peut être beau, ce peut être fort, intense, mais au final c’est vide. Que me reste t il de ces amours ? Des ruines de moi-même.
J’ai besoin de construire quelque chose, de construire à deux. Le travail personnel est presque achevé, j’ai besoin qu’on m’aide pour aller plus loin.
Je veux qu’enfin quelqu’un que j’aime me dise « je t’aime ». Je veux enfin pouvoir faire des projets commun et partager un futur et des souvenirs.
Je ne vis pas dans le passé ou les regrets. Je vis en revanche avec ces échecs qui ont influencé ma façon de penser.
Je suis une sorte de chaise bancale. Je suis solide, mais un appui me manque et fait que parfois tout l’édifice vacille. Il ne s’est pas écroulé jusqu’ici, il s’en est fallu de peu.
J’attends du sens à ma vie, et je ne veux pas qu’il ne vienne que de moi.
29/11/04 - 15:07
pov piti bout! Un gros calin (et puis vraiment sincere pour le coup) ici. Plein d'amour pour monsieur bip!
lheep